Salut, et merci pour les tentacules
08 janvier 2017

Il y a maintenant un an, je postai ma dernière fiction sur ce site. Ce n’était pourtant pas censé être la dernière ; normalement, il devait y en avoir au moins encore une. "Je veux traiter ce sujet" me disais-je de manière récurrente mais sans jamais trouver la motivation de me mettre devant mon ordinateur et d’écrire. Dans le même temps, mon désir de lecture de fiction déclinait tout autant et, conséquence logique, ma présence sur le site devenait de plus en plus anémique.

Il faut dire que beaucoup de paramètres peuvent influer sur la motivation de n’importe quel auteur : le manque de temps (surtout pour un passe-temps aussi chronophage), un intérêt au final secondaire pour cet art, le sentiment de se retrouver coincé dans un cadre aussi restrictif que celui de la fan-fiction, la difficulté de se retrouver dans une série qui semble perdre peu à peu ce pour quoi on l’aimait, voire simplement un changement d’état, de personnalité, qui fait que l’on passe à autre chose.

Pourtant, régulièrement, je me disais : "Il faut vraiment que je l’écrive cette fiction. Allez ! Motive-toi un peu ! Une dernière ! ". Et il suffisait juste d’un petit stimulus pour voir l’étincelle de l’écriture se remettre à briller : repasser sur le site et relire une fic, lire autre chose ailleurs ou ne serait-ce simplement avoir une pensée, comme ça. Mais alors, invariablement, le feu ne prenait pas, rien, je m’en allais faire autre chose.

Ainsi, au bout d’un an de procrastination et d’échecs répétés, je pense pouvoir désormais le dire clairement : il est très improbable que je ponde à nouveau un texte sur ce site un jour. Donc bon, autant acter définitivement la chose.

Néanmoins, je n’avais pas envie d’aller crever dans un coin un silence comme n’importe quel vieux chat sans au moins dire au revoir. Je pense valoir mieux qu’un vieux chat, et être plus poli. Parce que n’empêche, j’estime avoir été chanceux, chanceux d’avoir été plus que correctement lu (plus de 300 personnes auraient potentiellement lu "Klutu" en intégralité et environ 700 se seraient tripoté le jagon devant "Omégasme" !), chanceux d’avoir été soutenu, chanceux d’avoir été accepté et respecté dans cette communauté qui est, disons-le bien, globalement très positive.

Grâce à vous, j’ai pu apprendre moult choses sur l’écriture et affuter ma plume, bien qu’elle se retrouve désormais au placard. Mais ce fut aussi l’occasion de faire de très nombreuses rencontres, virtuelles ou IRL, parfois très bonnes, d'autres fois pas vraiment (des cas exceptionnels cependant), mais qui m’ont toujours enrichi au moins en quelque chose.

Ainsi mon chant du cygne se fera dans les remerciements : merci à tous ceux qui m’ont lu, qui m’ont soutenu, qui m’ont fait part de leur ressenti, en bien ou en mal sur mes textes. Et merci aussi à l’équipe du site qui donne de son temps pour le faire tenir debout ainsi qu’à ceux qui font vivre mlpfictions à leur modeste échelle, en écrivant, en traduisant, en relisant, en commentant et en s’abonnant. J’ai lu ici beaucoup d’excellents textes, vu beaucoup d’auteurs incertains s’améliorer de manière notable en profitant du soutien de la communauté donc gardez le feu et entretenez-le bien. Et au pire, je pourrai toujours essayer de me rendre disponible si l’on vient à me demander directement quelque chose mais désormais, ce sera tout.

Sur ce, je vous dis à la prochaine, en vous souhaitant de toujours trouver la force nécessaire et en vous remerciant une dernière fois.

Brocco

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Que faire des Plumes de l'Aurore?
13 février 2016

Bonjour à tous.

Comme vous pouvez sans aucun doute le comprendre dans le titre, cet article traitera des Plumes de l’Aurore, groupe de critiques volontaires monté il y a quelques mois. Pour tout vous dire, j’ai attendu un certain moment pour le rédiger, histoire d’être que nul changement ne venait changer la donne. Puis j’ai procrastiné comme un vieux sale.

Or, alors que plusieurs articles visant à redynamiser le site viennent de sortir dans un laps de temps très court, je me dis qu’il est temps de sortir de ma grotte.

Et pour cela, commençons par un constat : le groupe des Plumes de l’Aurore est globalement un échec.

Il n’y a aucune rancœur dans mes paroles et je n’en tiens rigueur à personne mais les faits sont là : avec 7 fics critiquées sur une période d’existence de 5-6 mois, ça ne fonctionne pas. Pantoute. Tabarnak’.

Cependant, je tiens quand même à remercier l’ensemble de ceux qui ont donné de leur temps et de leur volonté pour offrir aux auteurs un avis constructifs, ainsi qu’à ces mêmes auteurs qui ont pris l’initiative de requérir les services des plumes. Par ailleurs, j’aimerais en profiter pour féliciter plus particulièrement Supernova qui a accompli un travail incroyable, et ce sur presque tous les points.

Pour en revenir aux sujets qui fâchent, l’échec de ce groupe est sans doute dû à la somme d’un certain nombre d’éléments. Après tout, il n’a presque aucune visibilité et son apparence peut vite apparaître rebutante, avec son abondance de topics règlementaires. La "complexité" générale du système de critiques peut aussi en faire fuir plus d’un, ainsi que, potentiellement, la crainte de la critique publique. Qui plus est, ne négligeons pas l’aspect humain : sur de très nombreux aspects, nous nous sommes retrouvés confrontés à un manque de dynamisme certain bien que parfaitement compréhensible. Après tout, je fais entièrement partie de ces éléments peu dynamiques.

Bref, il n’y a pas de vilain coupable à châtier, juste une somme de causes qui, à terme, grippe la machine.

Donc maintenant que le constat est fait, on peut désormais se demander de quelle manière il serait possible de relancer ce groupe que je pense toujours pertinent et utile. Pour cela, il y a à ce jour quatre solutions :

Solution 1 : Le grand ménage de printemps

La première solution serait donc de garder le groupe sous sa forme actuelle mais d’y effectuer un grand ménage de printemps. Le système est actuellement bien trop lourd donc il faut raser gratis. En gros, on simplifie les règles et les exigences, on supprime ce qui ne sert pas à grand-chose (par exemple la liste noire ou les récompenses) et on rend le tout plus user-friendly.

Ainsi, plus besoin de raisonner via un nombre de plumes minimum ou maximum, ni de faire de demandes trop copieuses. De même, le retour post-critique ne serait plus vraiment obligatoire mais totalement du fait de la bonne volonté des auteurs. Enfin, on peut aussi opter pour une critique "privée" bien que cela soit peu satisfaisant pour la visibilité du groupe. Reste que l’on peut toujours garder cette option pour les plus timides.

A cela s’ajoutera une amélioration de la visibilité générale du groupe via un onglet dédié sur la page d’accueil du site. Après tout, l’heure est en ce moment aux modifications générales du site donc pourquoi pas.

Le gros défaut de cette méthode est dû aux problèmes inhérents à la gestion des groupes. Il est à cette heure impossible de supprimer un sujet posté sur le forum des groupes. Par conséquent, nul ne ménage ne peut y être pratiqué tant que le code du site n’a pas été revisité. Meh.

Solution 2 : Le grand ménage de printemps + fusion avec la relecture

Afin de pallier au manque de visibilité, certains m’ont aussi conseillé de fusionner ce groupe avec celui de Relecture et d’Entraide. Pourquoi pas, cela évitera de créer une nouvelle fenêtre dédiée sur la page d’accueil et permettra de produire autre chose que des critiques a posteriori. De plus, certains ont argumenté sur le fait que le rôle de ces deux groupes est assez similaire, ce qui est plus ou moins vrai.

Néanmoins, je suis peu favorable à cette idée de fusion qui risque mine de rien à créer une certaine confusion dans le groupe (que voulez-vous ? Une relecture ? De l’aide ? Une critique ? La totale ?).

Ainsi, même si pense qu’une profonde modification du fonctionnement du groupe des plumes soit nécessaire, je reste assez frileux sur l’idée d’une fusion. A discuter.

Solution 3 : La grande migration

Enfin, une dernière possibilité serait de passer à un format plus communautaire, sous la forme d’un groupe skype dédié par exemple. Ainsi, les demandes et les retours sont toujours postés sur le site (avec donc la même problématique de visibilité que précédemment) mais la critique se fait par la discussion de plusieurs membres ayant lu la fiction.

L’avantage de cette solution, c’est son côté plus dynamique, plus agréable, vu que le travail se fait en commun à la place de l’écriture solitaire d’un pavé dans son coin. A la limite, cela peut même s’accompagner d’une lecture où les plumes peuvent ainsi réagir plus ou moins en direct sur les qualités et les défauts de la fiction critiquée.

Le défaut de cette méthode est qu’elle demande en contrepartie une forte organisation. Si la critique se fait par une discussion commune, il faut alors désigner un rapporteur qui aura pour rôle de consigner et de mettre en page les dires de l’assemblée. De plus, cela signifie aussi réussir à réunir au même moment les différentes plus ayant lu la fiction. Je pressens une certaine complexité dans sa réalisation donc.

Solution 4 : Cacher la poussière sous le tapis et s’en aller en sifflotant

Comme son nom l’indique, on peut sinon juste laisser dépérir tranquillement le groupe en espérant que ça redémarre un jour. Ce n’est pas forcément la solution la plus motivante mais au moins a-t-elle l’avantage d’être la plus simple.

En conclusion :

Dans cet article, je n’ai fait que grossièrement présenter les possibilités qui s’offraient par rapport aux Plumes de l’Aurore. Il ne s’agit en aucun cas de solutions parfaites, réfléchies durant une longue période dédiée exclusivement à la méditation, juste de quelques idées que je vous soumets histoire de rouvrir la discussion sur le sujet. Si vous avez des pistes de réflexion ou des propositions, lancez-vous donc en commentaire, cet article est là pour ça.

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Les plumes de l'aurore, le groupe de critique, est officiellement lancé!
10 septembre 2015

Bonjour à tous,

 

Comme vous avez pu le lire dans un récent article de Ponycroc, un groupe de critique de fictions, les Plumes de l’Aurore, allait voir le jour d’ici peu. C’est désormais chose faite.

 

Vala.

 

Plus sérieusement, comme il a été annoncé, c’est à moi qu’incombe la gestion du groupe ; je pense donc qu’il est nécessaire de vous présenter ce que cela va concrètement signifier et la direction que nous souhaitons prendre.

 

Histoire de rafraîchir un peu vos souvenirs et de rendre à César ce qui est à César, ce groupe est à la base une idée de Hans, qui s’était inspiré des comités de lecteurs comme il en existe dans le monde réel, groupes réunissant plusieurs auteurs afin que ces derniers discutent des écrits de chacun. Vu que l’idée n’était pas si mal mais que Hans se retrouvait obligé de quitter le site en raison d’autres obligations, Ponycroc a pris le relais et a terminé de monter le groupe avant de m’en donner la gestion.

 

Ainsi, me voici devant vos écrans à vous présenter un peu ce que sera Les Plumes de l’Aurore. Aïe donc !

 

Genèse et commandements

 

Régulièrement, nous sommes plusieurs à maugréer quant au manque de commentaires constructifs sur les fictions publiées ; les retours sont capitaux pour les auteurs, dont la grande majorité ne cherche qu’à s’améliorer. Je ne vais cependant pas jeter la pierre au lectorat ni m’appesantir trop longtemps sur ce sujet ; les raisons de la rareté des commentaires sont nombreuses et cela mériterait un article à part entière.

 

Tout juste puis-je à nouveau vous inviter à essayer de laisser au moins un petit mot définissant sommairement ce que vous avez aimé ou non sur les fictions que vous lisez. Rien que cette modeste action aidera les auteurs. Bien entendu, si vous mettez une note négative, poster un commentaire pointant ce que vous n’avez pas aimé est dans ce cas la moindre des politesses ; si vous n’avez pas aimé, vous savez très bien pourquoi. De toute façon, je soupçonne System de mettre secrètement en place un truc permettant de traquer pareils margoulins pour leur faire subir je ne sais quels ignominies. Il est comme ça System. Chafouin.

 

Bref, l’apparition d’un groupe visant à essayer d’offrir des avis développés et constructifs à ceux qui le demandent est sans doute quelque chose de nécessaire. On pourra certes maugréer sur le fait que, palsambleu, il faille en arriver là pour offrir des retours, mais est-ce au final une mauvaise chose ? Je considère personnellement qu’un effet de groupe est parfois nécessaire pour lancer une dynamique autrement complexe à mettre en place avec seulement des personnes isolées.

 

Ainsi, tout auteur pourra demander une critique sur une de ses fictions, voire même potentiellement deux critiques si d’autres sont disponibles et prêts à apporter des compléments pertinents qui n’auraient pas été abordés. Les plumes ne seront d’ailleurs pas laissées seules dans la nature et non seulement nous (c’est-à-dire l’équipe de modération : PonyCroc, LittleParrot, System et moi) tâcherons de nous assurer que leur travail fasse preuve d’un minimum de qualité (exhaustivité, pertinence, pédagogie, respect), mais nous vous demanderons aussi après chaque critique de nous faire parvenir un retour sur cette dernière. L’idée derrière tout cela est d’aider les membres du groupe à améliorer aussi leur travail de critique ; nous considérons que tout le monde à quelque chose à apprendre et que tous peuvent sans cesse continuer de progresser.

 

Vous aurez alors sans doute remarqué que l’initiative viendra de vous. Nous n’irons pas nous intéresser à ceux qui ne nous font aucune demande, du moins dans le cadre de ce groupe ; libre ensuite à chaque plume de laisser des critiques en son propre nom. De cette manière, nous cherchons aussi à nous assurer que nous réaliserons un travail pour des personnes un tant soit peu motivées.

 

De même, et surtout, l’apparition de ce groupe ne veut pas dire qu’elle se substitue à l’ensemble des commentaires, ni que toute critique faite en dehors du groupe des Plumes de l’Aurore n’a aucune valeur. Non. Encore une fois, commentez au maximum les fictions que vous lisez, cela à plus de valeur que vous ne le pensez.

 

A noter toutefois que pour le moment, nous en resterons à une fiction en cours de critique par auteur, afin d’éviter tout engorgement désagréable.

 

"Lâche tes coms ! "

 

Abordons un moment les sujets qui fâchent : ce groupe n’est en aucun cas un moyen de se faire du commentaire à l’œil. Comme dit précédemment, son objectif est d’impliquer ceux qui cherchent à progresser dans l’art délicat de l’écriture. D’où le retour post-critique et le système de demande, qui exige un peu plus qu’un "j’ai besoin d’une critique lol".

 

Si nous recevons des demandes de ce type, comprenez bien qu’elles ne seront jamais prises en compte tant qu’elles ne prendront pas un minimum de profondeur. Toutefois, ne vous sentez pas impressionné par la chose ; n’oubliez pas que ce groupe est avant tout un groupe d’entraide. Tant que nous ressentirons de la sincérité dans la démarche, nous répondrons présent.

 

A noter aussi que les critiques se réserveront aux fictions ayant reçu peu de commentaires, et donc peu de retours un tant soit peu construit. Il n’y a cependant pas de seuil prédéfini pour ce fait et ce sera aux modérateurs de juger s’il y a vraiment lieu d’ajouter quelque chose. Si vous avez un doute quant à l’acceptabilité de votre fiction, n’hésitez pas à nous envoyer un mp avant, nous ne mordons pas.

 

Pour faire votre demande, il faudra aussi attendre soit un délai de deux semaines avant publication, soit le moment où votre fiction disparaît de la page d’accueil du site. De cette manière, nous serons à peu près à ce moment certain de la faible probabilité d’apparition de retours développés.

 

Bien entendu, nulle critique ne sera présentée comme vérité absolue à laquelle les auteurs devront impérieusement se soumettre. Vous êtes ainsi libres de discuter ces retours si certaines choses ne vous paraissent pas pertinentes, et je vous y invite même ; il faut aussi apprendre à devenir critique avec les critiques. C'est d'ailleurs la raison d'être du concept de post-commentaire : nous cherchons aussi à nous améliorer dans nos analyses.

 

Cependant, et dans ce que nous espérons être de rares cas, nous pourrons décider de refuser de prodiguer à un auteur de nouvelles critiques si cela fait plusieurs fois qu’un ou plusieurs défauts d’envergures sont pointés. Vous n’avez certes pas à avaler naïvement nos paroles, mais si nous remarquons que nous ne sommes pas du tout écouté pour ce que nous considérons être des problèmes de base, pourquoi perdre notre temps ? Je rappelle néanmoins que ce cas de figure restera exceptionnel.

 

Cela me permet par ailleurs de faire un petit aparté : lorsque l’on met en avant un problème dans votre écriture et que vous le trouvez pertinent, sans toutefois être capable de comprendre comment palier à ce problème : n’hésitez pas à nous demander conseils pour y remédier.

 

Il est impossible d’aborder tous les détails en profondeur dans une critique, sous peine d’y passer des heures et de pondre des pavés imbuvables. À la moindre interrogation, n’ayez pas peur d’en faire part à l’un des membres du groupe ; s’il ne peut y répondre, il relaiera au moins l’information et nous trouverons bien quelqu’un pour vous aider.

 

Aparté bis : parlons rapidement de respect. Ce n’est pas parce que l’on devient membre d’un groupe de critique que l’on se retrouve d’un coup nanti d’une quelconque supériorité sur les autres. Je veillerai donc particulièrement à ce que les plumes se montrent respectueux des auteurs qu’ils critiquent, et inversement pour ces derniers ; il est aussi important d’apprendre à recevoir la critique. Je me répète mais l’objectif est de créer une atmosphère d’entraide et de confiance, veillons donc à ce que cela se mette bien en place.

 

Traductions et recrutement

 

Par ailleurs, sachez que les traductions ne seront pas laissées en dehors de ce groupe. Nenni !

 

Il s’agira par contre d’un travail un peu à part car dans ce cas, les plumes lirons et votre traduction, et le texte original, de manière à prodiguer des conseils pertinents. A titre personnel, je trouve la chose admirable, ne serait-ce que pour le boulot que cela représentera, mais aussi pour l’opportunité qui est offerte ; pas sûr que l’on trouve une telle possibilité n’importe où.

 

Cependant, pour ceux qui voudraient rejoindre le groupe des plumes et offrir leur aide pour la section traduction, ayez bien conscience qu’un certain bagage dans ce domaine vous sera demandé afin de s’assurer de la qualité et de la pertinence des retours.

 

Bien entendu, il en sera de même pour tous ceux qui voudraient aussi apporter leur aide pour les fictions francophones. Après, nous n’allons pas nous la jouer radicaux et n’accepter que les auteurs de confiance ou autres linguistes chevronnés, mais sachez que l’on testera vos compétences avant de vous accepter définitivement dans le groupe. Là encore aucune pensée élitiste mais plutôt l’objectif de s’assurer d’une certaine qualité des critiques prodiguées. Il n’empêche que si vous vous sentez la fibre critique et que la motivation est au rendez-vous, n’hésitez pas à postuler.

 

Pour les autres, sachez que nous attendons vos demandes avec impatience.

 

 

Tl ; dr

 

 

Un groupe de critiques de fictions ET de traductions s’ouvre sur mlpfictions, préférentiellement pour les écrits n’ayant reçu que peu de retours. Si vous désirez recevoir au minimum une critique détaillée sur l’une de vos productions, qui plus est de la part de gens adorables à la douce odeur de lavande, vous pouvez donc vous rendre ici.

Ou

==>LA<==

 

Venez, on est bien.

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Déterrons les fictions oubliées ! / Les chroniques de Tartampion
20 mai 2015

"… parce que oui, après deux jours normalement votre texte est en fin de vie" – Vuld, 2015.

 

Cette phrase, balancée par Vuld avec sa morgue habituelle, ce ton qui donne à chacune de ses sentences un aspect de jugement définitif (je dirais même presque divin), n’est pas si fausse.

 

En général, après grand maximum une bonne semaine, une histoire disparaît dans les limbes et n’en ressort qu’à de très rares occasions. Il ne reste alors plus qu’à espérer qu’un lecteur, au cours de ses pérégrinations dans les archives, la déterre pour s’en repaître tel un vil nécrophage. Ce qui, avouons-le, est un peu hasardeux.

 

Bref, si j’écris cet article, c’est pour ouvrir une réflexion sur la façon de valoriser d’anciennes fics de qualité, particulièrement celles restées relativement méconnues.

 

  1. Introduction

 

Dans l’article de Ponycroc portant sur l’amélioration du système de vote, LittleParrot a proposé un système intéressant pour palier à ce problème, l’idée étant de faire apparaître dans une partie de la page d’accueil une fiction aléatoirement sélectionnée parmi les archives. En soit, c’est un concept qui n’est pas trop mal mais pour lequel je trouve de grosses limites, en particulier ce côté aléatoire justement. Est-ce que l’apparition d’une fiction prise au hasard est vraiment quelque chose qui va réussir à alpaguer le lecteur? Qui plus est, est-ce que l’absence de filtre qualitatif n’est pas une limite en soi ?

 

Récemment, nous avons aussi vu différents articles qui avaient pour objectif de mettre en valeur deux fictions, témoignant d’une étincelle de volonté "chroniqueuse" de la part de certains membres. Le gros défaut de ces publications à mon sens, c’était qu’elles faisaient la promotion de deux fictions qui n’en avaient pas vraiment besoin : une était un coup de cœur de l’équipe (Twin Memories) et l’autre approchait la barre des 1000 (!) vues (Lunar Obsession). N’aurait-il pas été plus intéressant de faire découvrir autre chose ?

 

Puis en y réfléchissant, j’ai pu définir quelques postulats qui serviront de base à ma réflexion :

 

- Il existe dans les archives de MLPfictions de nombreuses histoires de qualité n’ayant pourtant qu’un faible nombre de vues.

- De nombreux membres du site prendraient plaisir à recommander au plus grand nombre certaines fictions qu’ils trouvent trop méconnues.

- De même, la plupart des lecteurs du site seraient intéressés par l’apparition d’une rubrique leur présentant de façon concise des fictions qu’ils n’ont pas lues.

- Certaines fictions ont déjà suffisamment de reconnaissance pour ne pas avoir besoin de plus de promotion.

 

  1. L’idée

 

L’idée derrière toute cette introduction serait de voir si la création d’une catégorie dédiée aux chroniques de fictions pourrait être quelque chose d’intéressant à mettre en place sur le site.

 

Par chronique, j’entends un texte relativement court (une page maximum) présentant une fiction particulière mais aussi le ressenti de celui ou celle qui écrit la chronique, de manière à faire comprendre aux autres lecteurs pourquoi ils devraient lire l’histoire en question.

 

En gros, aller vers un truc plus construit qu’un simple "J’ai aimé parce que c’est cool".

 

L’objectif serait ainsi de créer une base de données suffisamment importante pour que les chroniques puissent apparaître de manière aléatoire sur la page d’accueil du site, un peu à la manière des coups de cœur de l’équipe. Créer un groupe juste pour ça serait en effet bien trop limité à mon sens.

 

On aurait alors quelque chose du type "Le lectorat conseille" ou "Le lectorat déterre".

 

  1. Restrictions

 

Comme dit au début, le but serait vraiment de promouvoir de bonnes fictions oubliées. Les chroniques ne pourraient donc pas concerner toutes les histoires du site mais uniquement celle situées en dessous d’un certain seuil de popularité, qui resterait à définir clairement (voir point 4.). Cela pourrait peut-être paraître injuste mais je suis à peu près certain que si la possibilité de chroniquer était ouverte à toutes les fictions, on se retrouverait surtout avec les plus gros morceaux. Or, ce ne serait pas le but de ce système.

 

Grosso modo, je penserais limiter les fics éligibles uniquement à celles répondant aux critères suivants :

 

- Qui n’est pas un coup de cœur de l’équipe

- Qui se trouve en dessous d’un certain seuil de lectures et/ou de notes

- Qui est terminée

- Qui est d’une certaine ancienneté

 

Au niveau des deux derniers points, je considère que la parution d’un nouveau chapitre rappelle suffisamment son existence au lectorat. Quant à l’ancienneté, ce serait pour vraiment se concentrer sur des histoires plus ou moins oubliées plutôt que sur celle sortie la semaine dernière.

 

On notera aussi que sera seulement prise en compte la popularité avant parution de la chronique. Si une fiction devient un "succès", faudra-t-il la retirer du groupe ? Je ne sais pas trop.

 

Par ailleurs, la chronique elle-même devrait respecter certaines règles :

 

- Être exprimée dans un bon français, ce qui est la moindre des choses

- Être écrite avec honnêteté et par passion, pas juste pour faire plaisir à un pote. Ainsi, même si la fic à des défauts, ne pas hésiter à les énumérer. Après tout, rien n’est parfait.

- Ne pas être rédigée par l’auteur de la fiction présentée dans la chronique

 

Certes, le dernier point est évident mais sait-on jamais.

 

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3.camembert  Valorisons la grandeur du patrimoine francophone

 

Un petit aparté par rapport à une idée un peu secondaire, qui m’est venue suite à une discussion avec System. Visiblement, une certaine partie du lectorat considérerait MLPfictions plus comme un site de traduction que comme un site d’expression du fandom francophone. Ce qui est en soit dommage.

 

De plus, on peut penser que la traduction joue indirectement un rôle de filtre car seront principalement traduites les fictions dont la qualité et la popularité est déjà en partie bien connu (bien que ce ne soit pas toujours vrai).

 

Faudrait-il alors ajouter comme nouvelle restriction le fait que seules les fictions originales puissent rentrer dans ce système de chroniques ? Ça se discute sans doute, mais à titre personnel, je trouve ça un peu radical.

 

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  1. Limites

 

Bon, ce n’est pas le tout de proposer des choses mais encore faut-il que ce soit bien réalisable. Et forcément, on se heurte à quelques limites.

 

Tout d’abord une restriction purement technique. Un tel système doit se mettre en place et l’administration du site a sans doute bien d’autres modifications à apporter avant ça. Et faudrait-il encore qu’ils acceptent ce concept.

 

Ensuite, au niveau de la volonté des membres de MLPfictions. Non parce que les chroniques, il faudra bien les écrire et par conséquent, il serait intéressant de savoir si cela motive vraiment certaines personnes. Après, une chronique ça reste bien plus court à rédiger qu’une fiction et sans doute certains non-auteurs pourraient être tentés de participer. Mais pour cela, j’attends vos retours.

 

Et vient enfin la partie la plus épineuse : comment définir les restrictions ? A partir de combien de vues ou de notes une fiction est considérée comme trop grosse ? Sachant que one-shot et fictions à chapitres sont incomparables à ce niveau-là. De même à partir de combien de temps depuis publication pouvons-nous considérer qu’une fiction est oubliée ?

 

  1. Pour ceux qui ont eu la flemme de tout lire

 

En résumé, l’idée générale serait de créer un système de chroniques pour les fictions les moins connues du site, où n’importe quel membre pourrait faire part de son adoration quant à certaines histoires qui n’ont pas eu le succès qu’elles méritaient. Ces chroniques apparaîtraient alors de façon aléatoire sur la page d’accueil du site, un peu comme les coups de cœurs.

 

A la base, je pensais juste en parler aux administrateurs mais je me suis dit qu’il serait important d’avoir les retours de la communauté, histoire de jauger l’intérêt porté à la chose.

 

N’hésitez-donc pas à donner votre avis là-dessus. Ce n’est pour le moment rien d’autre qu’une idée abstraite mais ce seront les discussions qui permettront de la rendre plus concrète (ou non).

 

 

Finir un article sur une image de SuperDupont, un gage de qualité

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Faire des fautes, est-ce si grave que ça?
27 février 2015

Faire des fautes, est-ce si grave que ça ?

 

Que ce soit dans le cadre de MLPfictions ou dans d’autres contextes, il m’est souvent arrivé de discuter plus ou moins cordialement de l’importance d’une bonne écriture. Et en général, je voyais généralement une expression revenir de façon redondante : « c’est pas si grave (ndlr : de mal écrire) ». Comme si au final, une écriture incorrecte ne porte finalement que peu à conséquence et que bon, on pourrait quand même passer à autre chose.

Sauf que cette phrase, c’est pour moi un peu l’équivalent du crissement des ongles sur un tableau noir.

Je n’irai pas jusqu’à dire que « mal » écrire est une abomination aux yeux de Dieu mais ce n’est pas pour autant que je considère la chose comme anodine. Au contraire même.

C’est en réfléchissant à cette question que j’ai alors réalisé quelque chose. Nous sommes plusieurs, et moi le premier, à rappeler l’importance de l’orthographe, de la grammaire, de la syntaxe, etc., quand, à la lecture d’une fiction, nous considérons qu’ils ne sont pas d’un niveau satisfaisant. Mais par contre avons-nous auparavant expliqué en quoi bien écrire est important ?

Cette interrogation n’est pas anodine. Si l’on revient un bon paquet d’années en arrière, j’étais le premier à n’en avoir rien à faire des cours de français, ne comprenant pas trop pourquoi on s’emmerdait à ce point avec des règles à la mords-moi-le-nœud et n’ayant pour toute réponse à mes doutes qu’un « parce que » définitif. Sauf que cela ne répondait en rien à mes interrogations et donc je n’écoutais pas plus.

D’une certaine manière, il ne serait pas étonnant que nos remarques soient perçues de la même façon, particulièrement par la frange la plus jeune du site (« jeune » signifiant grossièrement pour moi « né après 1999 », soit après la sortie française de Pokémon version Rouge & Bleu ; je me prends un coup de vieux à chaque fois que je réalise ça chez quelqu’un).

Je ne serais donc pas surpris si certain voient nos remarques uniquement comme les caquètements d’une organisation crypto-fasciste qui considèrent la maîtrise de la langue comme quelque chose de sacré sans aucune autre justification derrière. « Il faut faire comme ça parce qu’il le faut » en somme.

Sauf que non, les erreurs orthographiques, grammaticales, syntaxiques et j’en passe ont des conséquences, chose qu’il est absolument nécessaire de comprendre. C’est pour cela que je me suis décidé à essayer de pondre un article sur ce sujet :

Pourquoi il est important de bien écrire.

J’espère que cela permettra de sensibiliser une partie du lectorat et des écrivains du site, de faire comprendre pourquoi on peut se montrer aussi emmerdant avec ça. En tant que relecteur, cela me donnera aussi un support qui m’évitera de répéter trop régulièrement pourquoi je peux être à ce point tatillon.

Et pour ceux qui sont trop fainéants pour lire, vous pouvez sauter directement à la conclusion, voir à la toute dernière phrase. Ce serait quand même dommage parce que dans cet article vous aurez droit à des anecdotes cocasses, des dinosaures qui tirent des lasers et même à des explosions.

 

Avant-propos

Le but de cet article n’a pas pour but de se défouler ou de se moquer de ceux qui peinent avec la langue française, bien au contraire. L'objectif est réellement d’apporter un éclaircissement nécessaire sur l’importance d’une bonne écriture.

A un moment, il devient toutefois important d’appeler un chat un chat. Je vais donc souvent parler de « mal écrire » voir « d’écriture pauvre » quand celle-ci est remplie d’erreurs (aussi bien d’orthographe, de grammaire, de syntaxe, etc.), tout simplement parce que jouer la diplomatie excessive n’aurait eu pour seule conséquence que d’opacifier mon propos.

A noter que je me concentre sur le plan purement technique. Une fiction bien écrite, c'est-à-dire respectant les règles de la langue française, ne sera pas forcément une « bonne » fiction mais nous entrons là sur un autre terrain bien plus complexe que je n’aborderai donc pas. De même, quand je dis « faire des fautes », ce n’est pas une coquille par-ci par-là, c’est faire une ou plusieurs erreurs de façon récurrente qui démontrent la non-maîtrise d’une ou plusieurs règles de la langue française.

Je tiens aussi à rappeler que par cet article, je n’ai pas la prétention de me placer au-dessus de la masse sur mon trône d’airain et pour aller plus loin dans certains détails, d’autres seront bien plus compétents que moi. D’ailleurs il ne sera pas impossible de croiser quelques fautes dans cet article, comme quoi. Enfin, tout cela n'est que mon seul avis.

Il n’en reste pas moins que je pense qu’il est important de discuter de cette problématique fondamentale et si cela peut ouvrir le débat ou la réflexion, c’est tant mieux.

 

La langue française, cette vieille catin vérolée

Une première chose qu’il faut bien admettre, c’est qu’aussi belle et intéressante soit la langue française, elle est aussi affreusement compliquée. Ecartelée entre ses racines latines et germaniques, remplies de règles et d’autant d’exceptions, avec en sus une logique aléatoire, il n’est pas tous les jours facile de bien la comprendre.

En petit exemple de règle purement arbitraire, nous pouvons ainsi citer le masculin qui l’emporte toujours sur le féminin. Jusqu’au XVIIIème siècle, elle n’existait pourtant pas, l’accord en genre se faisant selon le donneur le plus proche. Puis l’on décida un jour de changer les choses en se basant sur l’idée, somme toute bien dans son époque, que le masculin est supérieur au féminin, et que par conséquent le premier doit toujours prédominer. Et pif pouf, voici une nouvelle règle dont la pertinence est toute relative mais qu’il va falloir appliquer.

Certes il existe d’autres dialectes bien plus compliqués que le français mais on peut sans problème comprendre pourquoi certains ont des difficultés avec la langue du pays du camembert et des ronchons.

Il ne faut pas non plus oublier l’influence de facteurs extérieurs et bien moins clairement définis. Après tout, cela fait de nombreuses années que l’on observe un inquiétant déclin de la maîtrise de la langue française. Il y existe plusieurs hypothèses pour tenter d’expliquer cela (dégradation de la qualité de l’enseignement, effet délétère de la télévision sur le développement neuronal, conséquence de la culture « texto », complot des reptilien, etc.) sans qu’aucune ne soit apparue comme étant le facteur clé.

Pour résumer, il y a tout un ensemble de raisons qui peuvent en partie justifier les difficultés de certains avec l’écriture, il ne faut pas nous mentir. Mais est-ce que cela est une raison suffisante pour accepter placidement cette situation ? Je réponds niet tovaritch !

 

Ecrire pour soi mais aussi pour les autres

Pourquoi écrivons-nous des fictions ? « Pour les putes et pour la coke » me répondront certains et je serais bien obligé d’acquiescer. Non plus sérieusement, pourquoi ?

A mon avis, la réponse est simple : parce que nous avons non seulement besoin d’extérioriser quelque chose mais surtout envie de le partager avec d’autres. Si ce désir de partage était inexistant, quel serait l’intérêt de publier ses écrits sur ce site sinon ?

Et c’est là que va intervenir le premier problème d’une mauvaise maîtrise du français, à savoir que cela va d’entrée poser une barrière entre toi (l’auteur) et certains lecteurs, notamment ceux qui ont un bon niveau de langue. Cette réaction ne sera toutefois en rien du snobisme, attention. Si je ne fais presque jamais l’effort de lire une fiction mal écrite, ce n’est pas parce que je suis un connard hautain doublé d’une grosse feignasse (quoique) mais parce que c’est tout simplement désagréable.

Certains pourront rétorquer que ces fics sont pourtant lues et ce n’est pas faux mais elle le seront le plus souvent par un lectorat qui aura un niveau de français équivalent. En effet, pour ces personnes, lire une fic bien écrite et une fic mal écrite, c’est à peu près la même chose pour la simple et bonne raison qu’eux même ne voient pas les erreurs qui en feraient hurler certains. Par contre la réciproque n’est pas vraie.

A titre personnel, une fiction mal écrite c’est pour moi l’équivalent d’une ballade champêtre ou je me prends les pieds dans des racines toutes les 30 secondes et où je me vautre régulièrement dans des ronciers. Je bute sur chaque faute, me perd dans une mauvaise syntaxe et au final je n’arrive pas du tout à me concentrer sur la fic.

Et c’est quand même dommage. Toi, auteur, tu viens ici pour partager tes écrits mais ne serait-ce qu’en raison de leur forme, et sans même que le fond soit un seul instant pris en compte, tu fais déjà fuir un bon paquet de lecteurs potentiels.

Il ne sera alors pas rare de recevoir en commentaires des remarques sur la qualité de ton écriture ou dans certains cas voir la publication de ta fiction carrément refusée. Cela peut être dur, je l’appréhende très bien mais il te faut comprendre ceci : une fiction mal écrite c’est de fait une fiction désagréable à lire.

 

Mais pas que.

 

Une incompréhension orthographique ? Pif Hiroshima ! Pouf Nagasaki !

Pourquoi un titre aussi étrange ? Et bien pour cela, faisons une courte leçon d’histoire.

Août 1945, le Japon a perdu la grande majorité de ses bases dans le Pacifique et voit son sol être lourdement bombardé par l’aviation US. La défaite est inéluctable et les américains exigent une capitulation sans condition. Le gouvernement japonais tente alors de gagner du temps face à cet ultimatum, espérant qu’une négociation avec les russes leur permettra de sauvegarder l’Empire. Ils rédigent par conséquent une déclaration volontairement ambiguë afin de se laisser un peu de marge. Manque de chance, à cause des nombreux sens que l’on peut donner aux kanji (les idéogrammes japonais), et plus particulièrement à seulement deux d’entre eux, les américains interprètent cela comme un refus ferme et définitif. Quelques jours après et en réponse à ce « refus », deux touristes américains viennent visiter l’archipel nippon, ils s’appellent Fat Man et Little Boy. Leur passage provoquera les deux seules attaques nucléaires ayant existé à ce jour et qui auraient pu sans problème être considérés comme deux des pires crimes de guerre de l’Histoire si les Etats-Unis avaient perdu le conflit.

Alors certes, dans cette histoire nous sommes dans un contexte assez particulier (guerre, traduction, kanji…) mais il y a plusieurs enseignements à en tirer. Celui qui nous intéresse ici est le fait qu’écrire nous sert à nous comprendre.

 

Si, je vous jure !

 

Alors là je peux avoir l’air de défoncer avec grâce des portes ouvertes mais c’est pourtant quelque chose qu’il semble nécessaire de rappeler, même si c’est ici au travers de l’exemple le plus extrême qui soit.

Car une mauvaise écriture ne rend pas non seulement la lecture désagréable mais peut parfois troubler profondément son sens. Certes, dans le cas de MLPfictions, nous n’aurons pas d’extrêmes comme on peut le voir ailleurs avec des phrases absolument incompréhensibles pour la simple et bonne raison qu’ils seront derechef refusés par la validation.

Cependant, et même si le français a son lot de règles à la con, la grande majorité des nuances que l’on peut avoir entre des mots qui paraissent pourtant proches sont souvent très importantes, pour ne pas dire capitales. « Ou » ne veut pas dire « où », « à » ne signifie pas « a », « censé » et « sensé » n’ont pas le même sens, « ghkrsgt » n’est pas un autre mot pour « ornithorynque », etc.

Bref, le problème des fautes, c’est que non seulement elles perturbent la lecture mais en plus demandent le plus souvent au lecteur de réfléchir à ce que l’auteur a voulu vraiment dire. Nous nous retrouvons donc ici dans un travail similaire à de la traduction.

Bon, cela ne provoquera sûrement pas de guerre nucléaire et le lecteur finira sans doute par à peu près vous comprendre. Cependant, avec ce à peu près, vous aurez perdu quelque chose de fondamental.

Pour aller plus loin, je prendrai aussi pour exemple du roman « 1984 » de Georges Orwell où un état fasciste simplifie le vocabulaire pour ainsi simplifier sa pensée. Dans le cas de l’écriture, c’est à mon sens pareil. Une écriture pauvre ne peut mener qu’à un résultat pauvre, c’est malheureux mais c’est comme ça (à noter que la réciproque n’est pas vraie ici non plus).

Car écrire ce n’est pas simplement poser ses idées, sinon il nous suffirait simplement de rédiger un script ou un synopsis et en avant Guingamp. Non, écrire c’est avant tout guider le lecteur dans la façon dont il doit appréhender ladite idée. Vous avez une trame de fond qu’il vous faut suivre, le scénario, mais il vous est indispensable de broder autour, d’étoffer votre récit, pour y impliquer émotionnellement ceux qui vous lisent.

Pour illustrer cette idée, lequel de ces deux choix d’écriture vous semble préférable : Juste faire comprendre à peu près que Rainbow Dash a faim, qu’elle veut manger des crêpes mais que celles que vient de lui vendre le crêpier sont malheureusement froides et que cela la met en colère? Ou plutôt voulez-vous faire ressentir l’appétit dévorant de la pégase, le calvaire qu’est ce trop long périple jusqu’au crêpier alors qu’elle est tiraillée par la faim, sa joie à l’idée d’avoir enfin atteint son objectif, la salive qui s’écoule de ses lèvres à l’idée de goûter ces douces galettes de blé noir puis son amère désillusion quand sa langue découvre avec horreur leur horrible froideur et enfin son inextinguible colère quant à cette abominable traîtrise de la part du crêpier ?

Je pense que vous préférez la seconde solution car, toujours dans cette idée de partage, vous avez envie que votre public vive votre récit. Après tout, n’est-il pas gratifiant de savoir que, par notre prose, nous avons réussi à transmettre les émotions désirées chez autrui ?

Malheureusement, une mauvaise écriture rend l’implication émotionnelle du lecteur très ardue car non seulement il du mal à rentrer dans l’histoire mais aussi, et surtout, à y rester.

 

Les fanfics ne sont pas le seul problème mais peuvent être une solution

Pour ce dernier point, nous allons sortir du domaine des fanfics car bien écrire c’est aussi important pour la vie de tous les jours. Très important même.

Et c’est à partir de là que je vais me rendre compte que je vieillis car mon argumentaire sera le même que celui de mes parents, comme quoi ils avaient raison les bougres.

Pour ceux qui sont encore dans le système scolaire, vous avez déjà pu faire l’expérience de quelques points perdus en raison d’une mauvaise orthographe. C’est rageant mais pas si grave. Si on monte dans les études, les pénalités peuvent par contre devenir plus lourdes et on apprécie rarement de se voir poliment invité à reprendre l’ensemble de sa production, pour les plus chanceux, à cause de ce seul problème.

Mais quand on arrive dans le monde du travail, alors là ça devient la fête du slip. Pas la peine d’espérer décrocher le moindre job avec des fautes dans ta lettre de motivation et dans ton cv. Une seule erreur peut même souvent s’avérer fatale, l’employeur cessant instantanément de regarder ton dossier.

Et encore, rien n’est gagné une fois le boulot décroché. Si tes mails et tes rapports sont bourrés d’erreurs, cela peut remettre en cause la pérennité de ton contrat mais même s’il se maintient, tu risques de subir une ostracisation pas forcément visible et pourtant bien réelle.

Ainsi, il y a quelques temps de ça, j’avais justement vu passer une étude analysant la perception sociale d’un échantillon de personnes en fonction de la qualité de la rédaction de leurs courriels. Les résultats étaient assez édifiants : les fautes d’orthographes donnaient une image particulièrement négative de ceux qui les rédigeaient.

Est-ce que cela signifie que ta vie est foutue ? Non, à condition que tu prennes bien conscience de ce problème et que tu travailles à le résoudre. Et c’est alors là que réapparaissent les fictions.

Je suis tout à fait d’accord pour dire que le fait d’apprendre pour apprendre est chiant et que, justement, il n’y meilleure pédagogie que celle motivée par la passion.

Ainsi, si pour toi écrire est une passion, pourquoi t’améliorer serait une contrainte ? Au contraire, c’est surtout un excellent moyen de s’épanouir dans son écriture, de devenir petit à petit capable d’exprimer des choses de plus en plus complexes et ainsi, à terme, de pouvoir parfaitement coucher sur papier tes idées.

Comme je l’avais dit au point précédent, « une écriture pauvre ne peut donner qu’un résultat pauvre » mais cela ne veut pas dire pour autant que tes idées le sont aussi, au contraire. C’est donc pour toi qu’il doit être le plus rageant de te heurter à un tel mur, d’être incapable de t’exprimer comme tu le voudrais. Imagine un peu alors le plaisir que tu auras quand tu réussiras à franchir cette barrière.

Et cerise sur le gâteau, t’améliorer serait aussi bénéfique pour ton lectorat. Tu aurais ainsi plus de lecteurs et des commentaires bien plus agréables que « Raaaaah l’orthographe bon sang ! », ce qui te fera sans aucun doute énormément plaisir.

 

Conclusionation

En résumé de tout cela, on peut dire que :

- Ecrire, ce n’est pas quelque chose de facile. Cela demande tu temps, de la patience et de l’apprentissage. Cela demande aussi de l’humilité. Quand quelqu’un pointe du doigt des erreurs, ce n’est certes jamais agréable mais cela te sera pourtant bénéfique.

- Un récit plein de faute, c’est un récit désagréable à lire pour une part non négligeable du lectorat. Si tu veux que ta fiction soit lue et ne serait-ce que par simple respect, il faut prendre la peine de faire un effort là-dessus.

- Ecrire, c’est communiquer. Mal écrire, c’est donc mal communiquer. Le premier à être frustré de cette situation, ce sera donc toi car tu n’arriveras pas à faire ressentir ta fiction de la façon dont tu l’aurais voulue. Le lectorat comprendra à peu près ce que tu as voulu dire mais n’y entrera jamais de plain-pied.

- Dans une suite logique, mal communiquer est quelque chose de très handicapant dans une société où par définition la communication est fondamentale. Il est donc important de corriger tes lacunes non seulement pour aujourd’hui mais surtout pour demain. Et quel meilleur moyen d’apprendre qu’au travers d’une passion, ici l’écriture de fanfic ?

Donc voilà, si tu as des problèmes d’orthographe, de syntaxe, de grammaire ou de je ne sais quoi encore, essaye de faire l’effort de t’améliorer. Il y a plein de gens sur ce site qui seront prêts à te donner des conseils ou un coup de main pour peu que tu te montres courtois et humble. N’hésite donc jamais à demander de l’aide, personne ne t’en tiendra rigueur, bien au contraire.

Pour terminer, et pour les plus fainéants d’entre vous, je pense que mon avis pourrait se synthétiser en une phrase :

 

 Faire des fautes, ce n’est pas si grave ; ce qui est vraiment grave, c’est de s’en contenter. 

 

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