The Snow on Her Cheek

Une fiction traduite par System.

Chapitre 22 - White Christmas

« Lève toi, Tavi ! C'est le jour de l'Hearth's Warming Eve ! »

Octavia fut réveiller par la sensation que quelqu'un lui sautait sur la poitrine, et ce quelqu'un était sans aucun doute Vinyl. Elle grogna et essaya de se retourner, mais le poids de sa compagne l'empêchait de le faire. Elle ouvrit les yeux et vit la licorne souriant jusqu'aux oreilles, ses yeux n'étaient pas couverts par ses lunettes, et ils brillaient d'un bonheur enfantin.

« Quelle heure est-il ? » Marmonna la violoncelliste, n'ayant absolument pas envie de se lever.

« Sept heures du matin, c'est l'heure de se lever et d'ouvrir nos cadeaux ! » Vinyl resplendissait, sautant du lit et continuant sa démonstration de bonheur partout dans la pièce. « Parce que c'est l'Hearth's Warming Eve, parce que c'est l'Hearth's Warming Eve, parce que c'est l'Hearth's Warming- »

« J'ai compris l'idée. » L'interrompit Octavia, en se levant, sa crinière décoiffée tombait maladroitement sur ses épaules. Elle commença à trotter en direction de la salle de bain pour se coiffer et se laver les dents – la routine, lorsqu'elle fut interrompue par un sabot blanc.

« Attends, attends, attends, Tavi ! » S'exclama Vinyl, en remuant la tête. « Ne me dis pas que tu allais esquiver tes devoirs conjugaux ! » Ajouta-t-elle sévèrement.

« Quoi ? » Octavia cligna des yeux, son cerveau endormi revenait lentement à la réalité. « Je croyais qu'on avait déjà fait l'am- » Voyant sa compagne sourcillait en signe de surprise, elle réalisa ce qu'elle sous-entendait. « Ah, tu parles des cadeaux ! »

Vinyl approuva, en gloussant, alors que la violoncelliste rougit d’embarras. Chère Celestia, pourquoi je me ridiculise toujours ?

« Vinyl, tu te comportes vraiment comme une pouliche ! » S'exclama-t-elle, incapable de rester plus longtemps désagréable avec Vinyl pour l'avoir réveillée si tôt. Eh bien, c'est l'Hearth's Warming Eve, après tout... Pensa-t-elle, en se retournant, tout espoir de se préparer correctement ce matin venait de se perdre dans l'abysse blanche, à la crinière bleutée.

« Mmh, tu ne disais pas ça hier soir... » Vinyl sourcilla, recevant immédiatement un coup sur l'arrière de la tête. Aïe. Bon, je l'ai totalement mérité, pensa-t-elle, se frottant la tête pendant que sa jument avançait en direction de la garde-robe.

« Ferme les yeux, chérie. » Dit-elle, en plaçant un sabot sur la poignet. « Et pas de triche ! » Ajouta-t-elle doucement, souriant à sa pianiste. Elle était vraiment satisfaite, comme si le monde entier avait cessé d'exister, et que la seule chose réelle soit sa compagne – l'unique clé de son bonheur et de son salut – il lui semblait que toute sa vie tournait autour d'elle à cet instant précis.

« Ohh... » Protesta Vinyl, mais elle obéit, fermant les yeux et se retournant, de peur qu'elle veuille tricher ; ou, comme elle se dit, de peur que ses yeux veuillent tricher. Évidemment, ces yeux toujours-si-désobéissants...

« Tu peux ouvrir les yeux maintenant. » Annonça la voix d'Octavia, Vinyl n'hésita pas une seconde à se retourner. Sa bouche devint sèche à l'instant où elle vit sa jument tenir un étui de guitare noir, sur lequel était inscrit en lettre dorée 'Coltson'. Ça ne peut pas être... Elle pensa puis le murmura, « Tavi... Ça ne peut pas être ?.. »

Avec un sourire, la violoncelliste ouvrit l'étui, révélant une guitare électrique en ébène, ses formes étaient tellement familières pour la licorne. « J'ai entendu dire que tu avais toujours voulu ce modèle en particulier donc- » Commença Octavia mais elle fut immédiatement interrompue par les lèvres de Vinyl qui se pressèrent sur les siennes, l'enveloppant d'une étreinte étouffante.

Lorsque Vinyl cessa de l'embrasser, laissant sa compagne s'en aller et reprendre son souffle, du moins une partie, ses yeux se fixèrent immédiatement sur la guitare, qui était couchée dans son étui, magnifique. Elle avait absolument besoin de la prendre et de jouer tout de suite. « Merci, un grand merci, Tavi ! » S'exclama la pianiste, avec une indiscutable honnêteté et une gratitude sans fin dans sa voix, puis elle attrapa l'instrument avec sa magie. « C'est une guitare parfaite. » Murmura-t-elle admirative.

Octavia sourit et laissa sortir une soupir de soulagement. Waw ! Félicitations, Tavi, tu as réussi à ne pas te planter avec ta compagne ! Se dit-elle intérieurement, sentant son esprit se réchauffer en regardant les yeux de sa compagne briller d'excitation. « Eh bien, je suis heureuse que tu l'aimes. » Dit-elle, en déposant un baiser sur sa joue.

« Que je l'aime ?! » Vinyl sourit et remua la tête. « Je l'adore ! Tu es la meilleure compagne du monde, Tavi ! » S'exclama-t-elle, en se dirigeant vers le coin de la pièce. « Et pas seulement grâce au cadeau et au sexe, tu sais ? » La pianiste s'arrêta pour brancher sa guitare dans son ampli Mareshall, impatiente de l'essayer. « Mais je dois l'admettre, tu es une vraie bête de sexe ! » Vinyl gloussa lorsqu'elle vit le visage d'Octavia rougir.

Avant qu'Octavia n'ait pu dire quoi que ce soit pour protester – ce n'est pas qu'elle en ait vraiment envie – Vinyl monta le volume, et accorda parfaitement sa guitare avec sa magie. Elle joua quelques gammes pentatoniques, pour s'échauffer. C'est parfait... Pensa-t-elle, tellement reconnaissante envers sa compagne de lui avoir fait un cadeau aussi généreux et aussi incroyable. Le son gras, et distordu de sa Les Colt était si différent de toutes les autres guitares qu'elle avait pu tester auparavant. Elle était prête pour n'importe quel genre ; elle mourrait d'envie d'être parcourue par des passages puissants, des bends d'une hauteur vertigineuse, des slides délicieux ou encore des riffs lourds.*

*J'avoue que oui, souvent il utilise des termes très musicaux, et franchement je vous épargne parfois du vocabulaire élaboré, je ne vois pas trop comment traduire ce vocabulaire qui est également celui utilisé en France. Heureusement, ce n'est pas un point essentiel de l'intrigue.

Vinyl ferma les yeux et commença à jouer. Elle commença avec un passage mélodieux qui s'élargissait graduellement pendant qu'elle ajoutait toujours plus de notes, se guidant à travers la musique. Elle se sentait comme si elle était debout sur scène, avec un public en délire devant son talent ; son groupe supportant sa musique, mais ne prenant jamais le dessus, la laissant baigner sous la lumière des projecteurs. Mais à cet instant, elle se rappela qu'elle était en train de jouer pour son public préféré – le public composé d'une unique personne : Octavia

Alors que la chanson passait sur une séquence plus énergique, le sabot de Vinyl commença une session de shredding, réduisant presque le vieux plectre en poussière. Je devrais utiliser des plectres plus raides, pensa-t-elle. Après tout, une Les Colt exigeait un meilleur outil que ces plectres ridicules. Séquence après séquence, elle faisait monter la tension, taquinant l'oreille, qui attendait une chute – une chute qui n'arriva jamais et qui se transforma à la place en un nouveau passage.

Finalement, elle gratta le dernier accord, le laissant sonner avant d'éteindre l'ampli en un coup de sabot – un geste qu'elle n'utilisait que rarement, mais qui, malgré tout, était très adapté à cet instant. Elle regarda sa compagne, dont les yeux étaient grands ouverts, et dont la bouche était entrouverte.

Octavia essaya de dire quelque chose, mais les mots refusaient de sortir de ses lèvres choquées. Waw. Je ne pensais pas que Vinyl pouvait jouer comme ça... Finalement, elle arriva à parler. « Waw, Vinyl. » Elle secoua la tête en forme d'appréciation. « Je ne savais pas que tu étais aussi bonne avec une guitare. J'ai toujours pensé que le piano était ta raison de vivre. »

Vinyl gloussa et remua la tête. « La musique est ma raison de vivre, pas seulement le piano. » Elle lui tapota le flanc. « Je ne t'ai pas raconté comment j'ai eu ma cutie mark, si ? »

Octavia remua la tête, prête à écouter son histoire.

« Donc. » Commença Vinyl, posant sa guitare avec soin et amour dans son étui. « Comme tu le sais, mon enfance a été plutôt rude. J'ai donc profité de toutes les opportunités pour quitter la maison, et aller au magasin de guitare. » Elle ferma les yeux, perdue dans ses pensées. « Pendant que ceux de mon âge passaient leur temps libre au magasin de sucrerie, je regardais les guitares, et je bavais presque. » Vinyl gloussa. « J'avais pour habitude d'aider le gérant de temps en temps, donc il m'autorisait à jouer sur certaines guitares quand il n'y avait aucun client. Pas besoin de le dire, au début j'étais nulle. Mais au fur et à mesure que le temps passait, » Elle continua, « je devenais meilleure, jusqu'à un certain jour, où le gérant m'a laissée essayer une nouvelle guitare qu'il venait d'avoir – la Les Colt. » La pianiste ouvrit les yeux et sourit. « Dès le premier accord, j'ai su que c'était l'instrument parfait. J'en ai joué plusieurs minutes ; puis plusieurs heures, jusqu'à ce que mes sabots soient endoloris. Et, pour ainsi dire... » Elle pointa sa cutie mark. « Quand j'ai arrêté, j'ai obtenu ce petit bijou. » Son sourire s'effaça un peu. « Dommage, mes parents étaient trop bourrés pour la remarquer. »

Octavia approuva consciencieusement. Elle regarda autour d'elle, essayant de trouver un sujet de distraction pour sa compagne plongée dans des souvenirs déprimants. Mais elle n'eut pas besoin – en un instant, le visage de Vinyl s'éclaircit de nouveau.

« Eh, Tavi, maintenant c'est à ton tour de fermer les yeux. » Dit-elle, en concentrant sa magie sur une boîte particulière stockée sous le lit. La violoncelliste acquiesça et ferma les yeux, se demandant quel genre de cadeau sa compagne avait-elle bien pu lui préparer. Quoi que... Pensa-t-elle, en souriant. Vinyl n'avait pas besoin de me préparer de cadeau. Elle est l'unique cadeau dont j'ai besoin.

« Tu peux ouvrir les yeux, Tavi ! »

La violoncelliste obéit à l'ordre de sa compagne et vit une enveloppe marron ordinaire flotter devant elle grâce à la magie de Vinyl. Octavia cligna des yeux confuse. « Est-ce que c'est... un enregistrement ? » Demanda-t-elle, regardant l'objet d'un air interrogateur. Il n'y avait pas de couverture, ni aucun signe de qui avait bien pu composer ceci ou encore un nom d'album.

« Regarde simplement à l'intérieur. » Répondit Vinyl avec un sourire. J'espère vraiment qu'elle va l'aimer... Pensa la pianiste nerveuse, essayant de ne pas extérioriser son anxiété.

Octavia ouvrit l'enveloppe, et sortit le vinyle précautionneusement. Cependant, il y avait plus que ça à l'intérieur : un morceau de papier, que la violoncelliste prit entre ses sabots et commença à lire, la calligraphie ressemblait étrangement à celle d'Old God.

Chère Octavia,

Vinyl m'a informé qu'elle voulait un cadeau très spécial pour toi pour l'Hearth's Warming Eve, et j'ai décidé de lui prêter sabot fort. Sur cet enregistrement tu trouveras une chanson que nous avons composée ensemble en improvisant, utilisant les paroles de Vinyl, la veille de l'Hearth's Warming Eve. C'est une chanson très spéciale, dédiée à toi et seulement toi, et elle ne sera jamais mise sur un de mes albums ou sur un de Vinyl ( si jamais elle devait en faire un ).

Les quelques derniers mots étaient écris d'une manière saccadée, Octavia le remarqua : c'était probablement du au rire ou à l'hésitation ; et elle était intimement convaincue que c'était écrit du sabot de Vinyl.

Joyeux Hearth's Warming Eve. Je vous souhaite à toutes les deux une bonne chance pour votre relation, et que le jazz puisse toujours couler à travers vous.

Amicalement votre,

Old God~

« George m'a demandé d'écrire ces meilleurs vœux. » expliqua Vinyl au moment où Octavia posa le papier sur la table, pour le chérir comme une possession de grande valeur. « Tu peux lancer le vinyle, tu sais ? » Dit-elle nonchalamment, mais derrière la façade oisive résidait de l'inquiétude et de l'intrigue. Oh mon dieu, j'espère que j'ai pas fait une connerie...

Octavia acquiesça, souriante, et plaça le vinyle sur le phonographe, manipulant doucement le saphir, et appuyant sur le bouton. La musique commença à sortir de l'appareil, c'était un jazz délicat rempli par des passages modérés de piano. Soudain, les yeux de la violoncelliste s'écarquillèrent, de magnifiques paroles arrivèrent pour supporter le piano, chantées à la hauteur parfaite. Est-ce que c'est.. Vinyl ? Pensa Octavia, impressionnée par sa performance. La voix de Vinyl portait toute la profondeur et l'amour, mais en même temps c'était chanté simplement, sans tension, comme si chanter du jazz était du gâteau pour la licorne. Vinyl s'adressait à elle – et seulement à elle. Chaque mot était plein de passion et d'adoration sincère – Vinyl lui parlait, racontant leur histoire d'amour.

Octavia regarda passionnément dans les yeux de sa compagne. « C'est magnifique. » Murmura-t-elle, suffisamment fort pour que la licorne entende, mais pas trop fort – elle ne voulait pas interrompre cette parfaite mélodie.

« Merci, Vinyl. » Dit-elle aussitôt que la chanson se termina, plongeant son museau dans la fourrure de Vinyl. « C'est le plus beau des cadeaux. »

Vinyl rougit légèrement et se frotta l'arrière de la tête. « Eh bien, merci, Tavi. J'ai essayé. » Elle gloussa timidement. Ouf... Je suis vraiment heureuse que Tavi ait aimé mon cadeau... Pensa-t-elle au moment où la violoncelliste éteignit le phonographe.

« Et c'est parfait. » Répéta Octavia, en replaçant le vinyle dans l'enveloppe. Elle se rapprocha de Vinyl et l'embrassa sur les lèvres. « Maintenant que nous avons échangé nos cadeaux, je crois que nous avions préparé quelque chose de spécial... » Murmura-t-elle dans l'oreille de la licorne.

« Eh bien, je sais pas... » Répondit Vinyl. Je vous jure... C'est une vraie machine sexuelle ! « Je suis plutôt fatiguée après notre dernière nuit... »

« Vinyl ! » S'exclama Octavia, rougissante. « Peux-tu oublier le sexe pour une minute ? » Elle trotta en direction de son violoncelle, qui était posé dans un coin, attendant d'être attrapé, puis elle le pointa de son sabot. « Je veux dire par là, que tu souhaitais jouer une certaine chanson après ta sortie de l'hôpital, tu te rappelles ? »

Vinyl acquiesça, les pièces du puzzle s'assemblait dans son esprit.

« Eh bien, je suppose qu'aujourd'hui est le jour parfait pour ça. » Octavia sourit, accordant son instrument.

« C'est parti, alors ! » S'exclama gaiement Vinyl, en se dirigeant vers le piano et en s'asseyant, passant un sabot sur les touches. « Tu es prête ? » Demanda-t-elle à sa compagne, en se retournant.

« Depuis toujours. » Répondit Octavia d'une voix déterminée, souriante. Eh bien, je peux reprendre deux ou trois choses à Vinyl, après tout... « Donc, où est la partition ? » Demanda-t-elle, en regardant autour d'elle.

« Il n'y a pas de partition, Tavi. » Répondit Vinyl, indulgente. « Écoute simplement la tonalité, continue la modulation, et soumets toi à mon rythme. » continua-t-elle, en jouant quelques accords. « Je sais que tu es familière avec ce dernier concept. » Elle lui fit un clin d’œil. Eheh, soumets toi à mon rythme. Tu sais quoi ? Tu es une génie, Vinyl !

« Vinyl ! » S'exclama Octavia, rougissant, mais avant qu'elle ne puisse protester, Vinyl se lança. Contrairement à son style habituel, la pianiste appuya doucement, chaque note résonnait à travers la pièce. La tonalité n'était pas du tout jazz – Octavia le remarqua dès les premières notes – mais c'était quand même plaisant. La jument aurait pu rester ici et écouter sa compagne pour une éternité, elle revint rapidement à ses esprits, se rappelant qu'elle était là pour accompagner le piano. Très bien... Cela semble être un Sol majeur, ¾... Pensa-t-elle pendant que ses sabots glissaient le long des cordes, attendant le moment opportun.

Finalement, Octavia la rejoint, ses yeux se fermèrent automatiquement, lorsqu'elle passa son archer sur les cordes, produisant de longues, majestueuses notes, qui n'étaient pas vraiment sur le modèle de la musique classique, mais qui n'étaient pas non plus jazz. La chanson progressait, et la violoncelliste se guida bientôt à travers, improvisant, au même titre que la pianiste. Elles échangeaient des passages comme si leurs instruments évolués dans une sorte de conversation. Le dialogue musical ressemblait aux sentiments mutuels des poneys qu'elles ressentaient l'une envers l'autre – elles ne faisaient qu'une, leurs vies étaient entrelacées, pour toujours, leurs cœurs battant à l'unisson.

Elles jouaient, les rayons du soleil tombaient sur elles, de minces rayons qui essayaient de s'échapper de l'épaisse couche de nuages qui flottait. Elle savait que la soirée serait parfaite : elles la passeraient ensemble, sur le canapé, se réchauffant mutuellement – et peut-être qu'elles se raconteraient quelques petites blagues ou anecdotes. La lune se lèverait et les baignerait de sa glorieuse lumière. Puis elles se pencheraient l'une contre l'autre et se diraient les mots sacrés :

« Joyeux Hearth's Warming Eve, chérie. Je t'aime. »

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